31 décembre 2009
BILAN PERSONNEL 2009
SORTIES : 22 sorties. C'est pas énorme en regard de
certains mais beaucoup par rapport à d'autres qui ont un boulot, charge
de famille, une maison à entretenir... voire d'autres passions, des
parents ou beaux parents et une maitresse ou un amant à s'occuper, des
amis ou voisins envahissants etc, etc...
Mon quota négocié pour
équilibrer la spéléo par rapport au reste était d'une sortie sous terre
tous les 15j soit 52/2 = 26 sorties. J'ai donc théoriquement du crédit
pour 2010 !
PREMIERE : Là aussi ce n'est pas le Pérou mais la première a été au rdv dans 3 cavités :
Albarons
(en interclub) : Je savais que ce trou exploré par le CLPA avait du
potentiel. J'avais le souvenir de plusieurs départs à revoir. Le
premier à livré 30 m de première aux gardois lors de la première descente : arrêt sur siphon; le second a livré le réseau 2009 soit environ 350 m de première pour un réseau allant de -10 env (racines et escargots) à -155 env.
Malaval (avec association Malaval) : 80m
de première après escalade. Ce n'est pas les premières historiques des
années précédentes (900m en 2008 et 1500m en 2007) mais nous n'y
comptions pas et cela a permis d'atteindre un nouveau point haut de la
cavité !
Garrel : Nous rajoutons 170 m pour un total de 430m
environ découvert par l'équipe pour la période 2008-2009 (totalité de
la galerie d'Octobre), ce qui constitue la plus belle avancée dans ce
trou depuis bien longtemps !
Pas de résultat positif aux Huttes, repris en début d'année : le chantier paraît vraiment difficile et à réserver à une (des) équipes fortes et disponibles. A l'origine du projet, j'ai pourtant préféré laisser tomber dès après le premier coup d'essai; le CLPA ne possède pas les énergies suffisantes. En tout cas, pas pour ce genre d'objectifs ! Il fallait au moins tenter un coup de poker !
2 trous auxquels je crois et dans lesquels nous n'avons effectué qu'une timide séance : La Blaquière où je reconnais qu'il faut que les copains me fassent confiance, parce que ce n'est pas gagné vu qu'il n'y a pas d'air pour l'instant... et l'aven Serge que nous avons négligé par manque de disponibilité ( la section Vacquerie serait toute désignée pour participer mais je ne reviens pas sur mes opinions...qui n'engagent que moi !).
La reprise véritable de ces chantiers sera peut-être pour 2010...
CLASSIQUES : Trois classiques réalisées cette année:
Réseau
des Blanches et super Blanches de Malaval pour faire découvrir aux
copains et à tous ce qui ont voulu, ce qui est sans doute une des 5
plus belles cavernes de France.
Aven Lacas car l'occasion était donnée de faire cette superbe nouvelle ique des Grands Causses toute équipée.
Ponderatz-Artenac
un peu par désoeuvrement, parce que c'était une sortie cool (traversée)
et que ça manquait sur le CV... En fait de la spéléo détente finalement
très agréable de temps en temps (et qui permet de faire de l'initiation
si on pense à emmener des débutants...).
J'ai raté Autran et le
Souffleur du Vaucluse par manque de disponibilité (et un peu de forme à
ce moment là, sinon j'aurai peut-être réussi à me libérer !).
ARCHEO : Deux découvertes majeures auxquelles j'ai plus ou moins assisté.
La
grotte de la Baumelle, qui a été bien médiatisée localement. La
découverte s'est faite le jour de ma "première" explo aux Albarons par
une partie de l'équipe qui était déjà descendue le samedi. Nous avons
échangé les nouvelles des 2 découvertes du jour en se retrouvant à la
sortie des Albarons mais je ne suis pas allé voir le trou du menhir,
comme proposé car je devais rentrer tôt. J'ai cependant pu suivre la
découverte et voir le trou (avec son bout de menhir qui dépasse) au
cours des semaines suivantes...
La grotte X ou nous avons effectué
(surtout Daniel A. bien qu'il ait compté ses copains présents comme
co-inventeurs) ce qui est sans doute une découverte majeure de l'art
paléolithique etqui va être reconnue...ou pas... (authentification
difficile) dans les mois à venir...(sur le bureau du ministre de la
culture en janvier 2010...).
Donc, pas de quoi pavoiser mais quand même pas totalement nul ! Des
moments de plaisir et des rencontres que je ne regrette pas...
normalement je continue de faire de la spéléo l'année prochaine.
Prochain bilan (meilleur ou pire) fin 2010...
13 décembre 2009
Aven des ALBARONS
Objectif : continuer le réseau 2009
Participants : Collectif Brun (SCVV, GSR, GRES) + CLPA : Eric, Serge, Jean-Yves, Aurélien, Enzo, + 2.
La veille le méandre est passé et les premiers puits atteints par une lucarne rive droite du méandre qui nous avait stoppés en Mars, ont été descendus. Du coup l'équipe du Samedi est de nouveau là.
sur place il ne fait pas très chaud (givre) et de la neige est annoncée. Eric embarque un petit appareil photo, toujours appréciable quand la première est au programme...
Jean Yves et Serge (JY place une petite affichette annonçant les travaux en cours).
Aurélien et sa copine.
Au bout du méandre terminal on débouche par une lucarne dans un p15 de belles dimensions. La suite du méandre qui est à priori capturé par le puits serait tout de même à vérifier car le courant d'air y passe et une suite horizontale dans l'axe du méandre n'est pas à exclure. En bas du P15, un boyau vertical pénétrable par un petit gabarit serait aussi à élargir. La suite se présente sous la forme de puits dans une diaclase en crans.
Serge dans le Ressaut 8m.
La première continue au niveau d'un cran qui va en s'élargissant (Estimé la veille à 30m il doit plutôt faire 20 ou 25m). On sait donc qu'à priori les choses devraient se jouer à peu près au niveau de la base de ce puits : rejoindra t'on le collecteur espéré ou pas ?
Jean Yves n'ayant sans doute pas eu son compte la veille, armé d'une petite perfo "spéciale" spits prends d'autorité l'initiative des évènements. 
Devant, c'est l'inconnu...
En descendant en second, je rajoute une déviation. Le calcaire, dolomitisé dans la tranche des puits depuis le méandre de Mars, est à nouveau en bans avec un pendage bien marqué. Nous faisons une pose déjeuner. Jean Yves n'est pas optimiste, pourtant un départ semble de bonne augure même s'il ne file pas dans le sens du pendage. Les plus jeunes vont jeter un coup d'oeil et indiquent qu'il y a un méandre qui repart quasiment à 180° et donc d'avantage dans le sens du fameux pendage.
Après mon dessert je pars voir, suivi de JY. En fait le méandre en question a extrêmement bonne gueule : 2m de haut, 40cms de large , des cupules... gours, j'enquille avec la fièvre de l'exploration: tout est permis. Après environ 20 mètres un petit ressaut-toboggan descend dans un volume assez important (on imagine la cascade en crue). C'est quitte ou double !
Hélas au fond, un boyau glaiseux semble peu engageant, l'eau s'infiltrant quelques mètres avant dans les blocs sans qu'il soit évident de déterminer où creuser... En hauteur une galerie fossile est atteinte par une remontée ébouleuse mais elle s'arrête tout de suite après...
On passe un bon moment à fouiller tous les départs possibles dans toute la partie "neuve". Cela semble terminé de ce côté !
Reste à faire la topo, revoir les points cités plus haut et probablement à reprendre des travaux dans l'ancien réseau CLPA. Nous n'avons pas dit notre dernier mot !
05 décembre 2009
Aven de CAUNAS
Objectif: Poursuite de la désostruction.
Participants: Eric, Serge.
Nous reprenons les travaux précédents, à nouveau en ne prévoyant que l'après midi...
On regratte un peu mais rapidement il faut retirer. On fait un tir à quatre pailles de 12, puis on ressort pour ne pas se gazer. A 20m du trou j'avise une entrée d'aven rebouché qui à l'air de bien descendre. On ouvre délicatement pour ne pas précipiter les blocs de couverture au fond. De vieilles inscriptions à la peinture prouvent que le trou a bien été vu par des spéléos mais benoit, joint par téléphone, ne connaît pas. Du coup je vais scier une branche de chêne pour faire un amarrage et je descend dans le trou: P10 ou 12 assez grand mais au fond pas grand chose d'engageant. On rebouche et nous retournons à notre chantier. On regratte jusqu'à ouvrir un petit trou centimétrique. Il y a bien un courant d'air mais il est minable... ce qui n'est pas encourageant, même si la présence temporaire d'un fort courant d'air ne fait aucun doute, eric étant indéniablement tout à fait fiable !
A la barre à mine j'élargis le petit trou jusqu'à pouvoir y passer la jambe. Mon pied peut alors pivoter dans le vide mais peu après ça se rebouche un peu... On essaye d'éclairer malgré une position très inconfortable. Cela ne paraît pas formidable derrière. Il est bientôt temps de plier bagages.
.En ce qui me concerne je pense que le chantier est trop aléatoire et que même si l'on est très près de la maison, il vaut mieux s'investir ailleurs... Fin probable de la partie pour moi...
15 novembre 2009
Aven de CAUNAS
Objectif : Désobstruction.
Participants : Eric ; Serge.
Nous reprenons la désobstruction de ce petit aven trouvé par Benoit C. et qui s'ouvre au pied de la Selette entre Viols et St Martin. Le trou avait été découvert avec un fort courant d'air mais après une intervention du célèbre Obstructor, il ne laissait plus filtrer le moindre air. En réalité, obstructor ou pas il semblait difficile d'élargir sans combler (caler en dessous des tirs une mousse soutenue par une ou deux branches afin que les gravats restent récupérables, autre bricolage à inventer ?). Le travail de réouverture y était d'autant plus mal aisé qu'à l étroitesse se rajoutait donc l'absence d'évacuation de gaz de tirs...
Nous nous rendons donc sur ce trou qu' Eric était impatient de reprendre en début d'après midi. Le temps ne se prête pas au courant d'air (annulation d'une sortie "Albarons " pour ce motif).
A noter que la descente peut se faire sans matériel facilement (mon baudrier regagne rapidement le coffre de la voiture).
Il n'y a effectivement aucun courant d'air et si le début est plutôt d'aspect sympathique (formes d'érosion, diamètre correct) dès -10 cela devient nettement moins engageant. La dimensions de la suite avant dynamitage semblent largement prohibitives, la présence de plusieurs départs dans les lapiaz environnants laisse envisager ce que je redoutais à la description du trou : de fortes chances d'avoir une circulation de cavité merdique à autre petite cavité merdique...Eric reste cependant très motivé et je le comprend puisqu'il a vu, lui , le trou avec un gros courant d'air.
Nous dégageons donc lentement et péniblement le cailloutis amassé au fond de l'étroit boyau vertical élargi à l'explosif. Après quelques heures il devient impossible de se bouger et nous faisons des tirs simultanés avant de plier bagage. Suite au prochain épisode !
17 octobre 2009
Traversée Ponderatz-Artenac
Participants: Doc, Laurent, Serge, François, Jana, Alix + 2 autres SCAL
Objectif : Ballade.
François, notre guide en chef et Jana, guide adjointe, qui connaissent le trou pour l'avoir fait plusieurs fois ont du mal à retrouver le chemin d'accès (il faut dire qu'il n'est pas courant de choper un chemin en limite de ville et que des chemins il y en a plusieurs...). En procédant par élimination on finit par y arriver ! François reconnais par contre sans hésiter le parking mais pour retrouver l'entrée du trou, pourtant pas bien loin de là, rebelotte: le trou de mémoire.
Enfin on ouvre la trappe. On s'engage dans une cavité avec un zef comme on aimerai souvent en trouver dans le département...
On bout d'un moment on retrouve des cordes. En fait il y a un double équipement : classique pour descendeur et pour descendre à "la main" avec des cordes qui évitent les parties trop verticales et permettent à un spéléo "dégourdi" d'éviter de se trimbaler tout son matos (prévoir une ceinture + petite longe pour la sécurité). Arrivés dans la rivière on se met en quête de trouver la galerie de l'as de pique que nous connaissons en photo mais qu'aucun de nous n'a vu pour de vrai . Pour ma part j'ai parcouru une fois la rivière quand j'avais une quinzaine d'années à mes touts débuts... Je reconnais vaguement la salle du "massacre" mais n'arrive pas à me rappeler sur quoi je m'étais retourné à cette époque...
On cherche , revient dans un sens, dans l'autre pour finalement se décider pour un passage supérieur mais une partie de l'équipe en a marre et préfère se tirer tranquillement vers la sortie (tout le SCAL en fait) . Un peu lus loin on se divise en deux juste en dessous d'une petite salle où nous avons la surprise de voir des loirs (encore plus surpris que nous, sans doute) et François(l'individuel), suivant un balisage ira directement vers la sortie amont en solitaire tandis que nous allons d'abord voir des galeries concrétionnées avec Doc et Laurent (le CLPA, en fait, chacun se retrouvant à ce moment là "retranché" en tribu !
De retour au point de séparation on enquille sur les traces de François (mais entre-temps celui-ci est déjà reparti vers la sortie).
On trouve effectivement la galerie de l'As de Pique : bof ! moins bien qu'en photo !
Au retour on retrouve François qui revenait nous chercher. On ressort tous les 4 mais dans la rivière (qui est en fait la plus belle partie du trou, ce que je n'avais jamais vu étant finalement très moyen mais on a pas fait un étage fossile...) à un moment ,nous butons sur un siphon. Demi-tour et là j'encape une galerie fossile que j'avais vaguement aperçue en passant quelques minutes avant et qui semble toute désignée pour shunter le siphon. Je glisse un petit "ce doit être là" mais François en tête les autres ne s'arrêtent pas et continuent à repartir vers l'amont. Au début je ne comprends pas à quoi ils jouent pensant qu'ils vont tout de suite revenir vers moi et que François veut voir un truc particulier... Mais non tous en coeur ils auront filé joyeusement vers l'amont, oubliant le sens de la rivière et ne percutant pas qu'ils remontent la galerie qu'ils viennent de descendre ! De mon côté je ressort et ne rate pas (après un premier essai "borgne") la galerie de sortie dont il me reste un très lointain souvenir... Je retrouve les filles (+ "machin", ben oui j'ai plus le nom de machin !) qui viennent tout juste de sortir à l'air libre. Un peu plus tard tout le monde est enfin dehors. C'était pas son jour au guide (ou alors il doit prendre encore de la drogue ce (plus tout à fait) jeune !
Tandis que les guides et Alix se sacrifient pour aller récupérer les voitures (Moi j'avais proposé une navette, tant pis je me dévoue pas pour y aller avant que François ne sorte...). Pour ne pas trop s'ennuyer, avec Laurent on va voir l'aval qui s'avérera encore très sympa (beaux méandres de la rivière). On ressort mais les guides ont décidé qu'il fallait nous faire quand même un peu marcher et ils ont garé les voitures un peu avant le stade. On aurait du s'en douter, ils étaient pas chers ces guides...
Enfin journée bien sympa quand même ! Merci les guides G.O.
26 septembre 2009
Grotte Exsurgence du GARREL
Participants : François, serge
Objectif : Topographier la galerie post-Niphargus (Galerie d'Octobre).
Avec François nous topographions le tracé principal de la galerie avec l'idée d'aller jusqu'au terminus du 05/09 même si nous savons que quelques jours avant notre venue, Roger et Patrick ont poussé plus loin, sur 50m au total, dans un boyau qui commence à être "loin" du soleil... Nous tiendrons cet objectif même si nous devons sortir relativement de bonne heure tous les deux. Je passe devant à reculons en prenant l'azimut et la pente et en assurant le dessin (plan et coupe) tandis que François assure les mesures de distance au laser. On préfère faire le boulot à l'aller au cas où on aurait pas le temps de tout boucler où si l'on devait craquer avant la fin. Finalement nous terminerons donc comme prévu mais nous n'aurons pas le temps d'aller plus loin malgré les néoprènes qui nous ont tenu au chaud et un moral pas trop entamé...
Sur squelette visualtopo (EE)
Sur fond carte géol (report EE)
Bilan de la topo: 319 m topo + 110m nt = 430m environ .
13 septembre 2009
Aven LACAS
Objectif : Visite du trou (équipé)
Participants : Mélanie, Serge + 3 Gardois.
Après une nuit dans le Partner (en diagonale ça rentre !) et un
petit déj avec M Bouthors qui se révèle être mon voisin de nuitée
derrière l'église, je retrouve Mélanie et les Gardois qui
l'accompagnent au "camping roots". Je tombe à pic pour aider R. Brahic
et sa femme qui se débattent avec leur tente, sous le regard inquiet de
leur fillettes et
le sourire goguenard de leurs collègues et voisins de camping. Coup de
bol, j'ai acheté 2, mois plus tôt la même tente 2'' 4 places de
Décathlon et la plie comme dans la pub (regardé 10 fois de suite la
vidéo de montage avant de partir en vacances, quand même). Je sens que
j'ai énormément grandi dans l'estime de Régis que la veille encore je
ne connaissais pas (on a surement vraiment l'air con quand, comme cela
arrive à pas mal de campeurs, il faut se résoudre à quicher sa "2
seconds au montage mais 2 plombes au repliage" de merde en vrac dans le
coffre avec la peur qu'elle s'échappe dans l'habitacle!). Bon, on fait
une petite halte à la salle des fêtes de Chanac où les premiers spéléos
émergent difficilement d'un lendemain de soirée du rassemblement
caussenard... On veut faire vite vu qu'on est persuadés qu'il va y
avoir foule !
Le trou n'est pas évident à trouver si ce n'était le balisage ! GPS ou repérage la veille conseillé!
On
s'enquille: L'entrée vaste abris sous roche ou plutôt sous énorme bloc
est vraiment surprenante ! Le trou est forcémment sous les blocs d'un
recoin à gauche vu qu'il ne peut pas être ailleurs ! dessous par contre
après quelques mètres ventiles à travers blocs, pas de doute on est
dans un aven. On encape une succession de puits XXL d'entrée de jeu
puis vers -120 petite zone rétrécie et de nouveau du gros avant de
quitter la dolomie. C'est là que les clubs aveyronnais se sont associés
pour venir à bout d'un boyau de 40m impénétrable. Derrière superbe P50
puis après quelques passages on rejoint un actif plus important. Belle
rivière-méandre qui fait de l'aven Lacas un superbe collecteur de type
"alpin". On encape vers l'aval. un peu plus loin la rivière forme une
belle gerbe d'eau en s'élançant dans un puits d'une dizaine de mètres
puis la rivière repart de plus belle. Je me retourne au niveau d'un
puits situé plus loin car je redoute l'encombrement des puits (j'ai
promis de sortir tôt, pour changer !) et je veux voir un bout d'amont.
Je laisse les autres continuer (il parait que c'était encore très beau
pendant encore un bon petit bout...). Je m'encape vers l'amont. Superbe
méandre entrecoupé d'oasis de calcite blanche ou orange! je m'arrête
100m après une division parît-il située à 1km de l'arrivée dans le
collecteur. Ca me parait pas si long mais c'est vrai que quand on
cavale sur du plat... Au retour je retrouve les copains et copine le
temps d'une tranche de pizza (merci) puis regagne la surface tandis
qu'ils partent à leur tour vers l'amont. Finalement je ne croise qu'un
"groupe" de deux qui remontait après être descendu à -120 ! Personne
pour faire le plus beau trou équipé du rassemblement (alors que c'est
celui qui gagne le plus à être fait équipé, justement !). La crainte de
la surfréquentation ou le fait que toute la Lozère et l'Aveyron ait
déjà fait le trou ?
Bon en tout cas je sors plus tôt que je ne le
pensais avec le regrêt de ne pas avoir vu plus d'aval et d'avoir fait
cavalier seul pour rien !
Au retour je m'arrête au proche aven de
Corgnes où là il ya 5 ou 6 voitures quand même... Je jette un coup
d'oeil au puits d'entrée tandis qu'un groupe important est en train de
sortir et deviser au bord de cette superbe entrée. Un type explique
qu'il est avec une fille qui le "laisse" faire de la spéléo sans
problème et que celle-là, il la garde... Ces copains, envieux lui
disent qu'il en a de la chance. En passant à côté d'eux pour regagner
ma voiture, sans m'arrêter, je lâche que "tout le monde ne peut pas en
dire autant", ce qui déclenche une avalanche de rire... c'était mon
premier aven sur le Sauveterre...C'est loin mais c'est chouette ; je
reviendrai sans doute (Corgnes, baoumas-Rabiné, Domas...) !
05 septembre 2009
Grotte exsurgence du GARREL
Objectif : Continuer le réseau 2008
Participants : François, Doc, Patrick, Roger, Serge.

L'entrée des Feuilles Mortes. Aujourd'hui la trappe et déscéllée.
Grâce au niveaux d'eau très bas, nous nous dirigeons au fond avec
quelque espoir de pouvoir franchir la voûte mouillante terminale.
Arrivés sur place, pas le temps de dire ouf que Patrick et Roger sont
déjà passés. Roger s'était bel et bien planté de coin dans sa
tentative précédente de franchissement avec un masque. Il faut dire
qu'il y avait plus d'eau. Je rejoins l'équipe de pointe : il faut quand
même mettre la tête sous l'eau, qui n'a du baisser que de 5cms mais
c'est suffisant pour que la suite soit évidente. Derrière se trouve un
lac de 5m de long. Doc nous rejoint puis François qui avait opté pour
un minimum de vêtements aquatiques et une tenue sèche de rechange qu'il
vient à peine d'enfiler, guilleret ! Mauvaise pioche pour lui : il va
se retourner (aglahglah) 30m plus loin sur l'obstacle suivant : 2
boyaux déchiquetés et ventilés. Celui du bas, bien qu'au départ
aquatique me paraît plus intéressant. Nous nous relayons à la massette
et ça passe assez rapidement. Dérrière on rampe pas mal, pas toujours
au sec. La fin s'agrandit mais le zef provient de 2 endroits au travers
de lames et blocs calcités. A la massette on entâme bien le passage
inférieur pour "voir" mais il faut se rendre à l'évidence, ça ne
passera pas sans moyens plus adaptés.
On revient à la VM. Je laisse Doc partir bien que je doive rentrer tôt
puiqu'il est question aue l'on rentre tous juste après avoir fait péter
la voûte basse. Je m'occupe des tirs avec l'aide de Roger tandis que
Patrick retourne en arrière élargir à la massette. Le premier tir tombe
dans du mou. Je tente quand même mais comme à presque tous les coups...
Le deuxième par contre rattrapera largement le coup en dégageant tout
sur plus d'un mètre ouvrant largement un départ direct (alors qu'on
faisait une sorte de coude) vers la sortie. Je remballe, néttoie
tranquilou le fond de la vasque, on discutte un peu et voilà que tout à
coup Patrick a des remords. Il veut attaquer le fond. Et cette enflure
de Roger qui est partant aussi. Je me résigne à les suivre puis
j'hésite: peut-être Doc qui avait prévu de ressortir tranquillement est
il rejoignable. Finalement je les laisse aller bosser seuls au fond. Je
récupère l'accu que François nous a finalement laissé au cas ou nous en
aurions besoin et bie qu'on lui ait dit de l'embarquer. Il avait pas dû
bien entendre...
Je file à fond à la salle des Niphargus, enfin quand je dis à fond, je parle pas en kms/heure vu l'environnement...
En arrivant au déboucher dans la salle je gueule plusieurs fois. C'est
toujours pareil avec les medecins, jamais là où on a besoin d'eux. Je comptais sur le changement de tenue, le temps de parcours et remontée de la salle pour avoir une chance de le rattraper. Je réalise que ça fait un bout de temps qu'on s'est séparés (et j'appredrai ensuite qu'il avait gardé son shorty et ne s'était donc pas changé). Je me déshabille puis je décide de speeder au maximum pour peut-être le rattraper. Sinon je pourrai téléphoner et me changer (c'est moi qui ait planqué les clés de la bagnole de Roger, mais jusqu'à quelle heure vais-je devoir attendre les 2 autres zouaves?) mais je risque de retrouver quelqu'un qui va faire la gueule...
Bon, à une époque où j'étais à peine plus jeune (20 balais environ) je me souviens avoir sorti le Garrel (tonneau) avec un kit depuis les Niphargus en 45'. Je ne connais plus chaque geste comme à cette époque là mais quand même je ne risque pas d'hésiter à un carrefour... Par contre la mécanique et l'entrainement ne sont plus les mêmes... Toujours à fond, j'en chie comme un russe. Les idées, alternent entre "a t'on toujours des signes avant-coureurs quand-on fait un infarctus ?" et l'histoire de "La mort suspendue", archétype du combat jusqu'au bout, qui permet parfois de faire pencher inextrémis la balance du bon côté...Rien à faire je ne rattrape ce foutu Doc (il faut dire que quoi qu'il en dise il doit faire partie du top ten des membres du club qui mettent le moins de temps pour aller d'un bout à l'autre de ce trou). Je me dis qu'il est peut-être parti de puis belle lurette vu que je n'ai jamais regardé l'heure et n'ai donc aucun repère depuis qu'il est reparti. Je sors à demi-mort quand j'avale les derniers mètres de sortie puis je gueule un bon coup et...ouf il me répond ! Bon c'est sûr je ne sais pas combien de temps j'ai mis, mais j'ai eu l'impression d'avoir parcouru (en durée) un trou de 300m, ce qui n'est pas désagréable quand il faut ressortir de ce trou qu'on connait par coeur... mais je le referai plus sauf cas de forçe majeure !
Doc dans le nouveau réseau, en 2008.
12 juillet 2009
Grotte de MOUNIOS
Objectif : inspection au fond en vue d'un hypothétique départ.
Participants : Jana, François, Serge.
Au retour d'une balade sur la via ferratta de Liaucous nous nous arrêtons voir cette grotte où un spéléologue barbu, vieux furet (bien qu'il ait un surnom de poisson) aux compétences indéniables nous a indiqué un départ "camouflé" au fond de la grotte.
Jana stoppe avant la fin de la grotte "épuisée" par la marche d'approche faite il est vrai sous un soleil de plomb...
Au fond on a beau fouiner (normal sur les indications d'un furet) une vingtaine de minutes (mais pas plus parceque les scalistes et les individuels attendent ou sont pressés de partir) : queud !
De toutes façons je ne vois plus où chercher et commence à pencher pour une alteration des souvenirs du petit mustélidé... déjà que je doutais un peu vu le nombre de pélucres qui ont gratté au fond de ce trou !
Au retour je vois un petit départ très légerement ventilé au niveau d'un laminoir concrétionné, mais bon il nous semble avec François que c'était là notre première et dernière visite dans ce trou. Affaire classée.
28 juin 2009
Grotte de MALAVAL
Objectif : visite des Blanches.
Participants : Clémentine, Monique, Naomi, Frédéric, Laurent, Luc, Nicolas, Patrick, Roger, Serge.
Nous retrouvons Daniel aux Combes, qui nous remet les clés du chalet et du trou. La visite est comme toujours un plaisir esthétique dont je ne me lasse pas (au rythme d'une sortie annuelle, pas davantage quand même...). Patrick et Monique récidivent d'ailleurs eux aussi puisqu'ils étaient là l'année dernière !
Laurent et Frédéric prennent des photos. Quelques pignoufs dont nous ne citerons pas les noms se plantent au retour et partent dans l'amont de l'afluent. Ils arrivent enfin alors que laurent s'était dévoué et rabillé pour voir où ils en étaient...
En partant, nous allons voir un départ de trou que j'avais trouvé près des Bondons. On désobe une petite heure. Il y a du zef aspirant. A continuer bien qu'on ne voit encore rien de probant (les pierres tombent quand même sur env 2 m) et que le trou possède une position quelque peu déconcertante...

